Mets le feu et tire toi, de James McBride

Mets-le-feu-et-tire-toiRésumé : Au cours de ses quarante-cinq ans de carrière, James Brown a vendu plus de deux cents millions de disques, il a enregistré trois cent vingt et un albums, dont seize ont été des hits, il a écrit huit cent trente-deux chansons et a reçu quarante-cinq disques d’or. Il a révolutionné la musique américaine. Il était extraordinairement talentueux. Un danseur génial. Un spectacle à lui tout seul. Un homme qui aimait rire. Un drogué, un emmerdeur. Un type qui avait le chic pour s’attirer des ennuis. Un homme qui échappait à toute tentative de description. La raison ? Brown était l’enfant d’un pays de dissimulation : le Sud des États-Unis.

MON AVIS : Merci aux Éditions Gallmeister pour ce merveilleux service presse.

Une biographie de James Brown par l’auteur de « l’oiseau du bon dieu » ? La perspective est alléchante ! Et les promesses sont tenues !

Beaucoup de chose on été dites et écrites sur le roi de la funk. Largement de quoi forger une légende. Comme cette première scène du biopic, « Get on up », où nous voyons James Brown, un fusil à la main, débarquer dans une réunion et terroriser les personnes présentes pour savoir qui a utilisé ses toilettes, tirer un coup de feu au plafond avant de s’enfuir en voiture à l’arrivé de la police entamant une course poursuite dans les rues de Augusta, Georgie. Tout y est faux, mais quelle scène !

James McBride s’attaque au mythe et cherche à débusquer l’homme caché derrière. Un travail journalistique de longue haleine qui le conduit là où tout à commencé, en Caroline du Sud, Sur les pas de celui qui n’était pas encore Mr Dynamite.

L’auteur déroule le fil et nous présente un homme de contradiction, travailleur acharné, musicien hors pair, homme d’affaire redoutable, mais aussi un homme de doute, ayant connu la ségrégation, ne faisant confiance à personne mais d’une amitié indéfectible une fois celle-ci acquise.

Un homme riche à millions mais qui cachait des sommes importantes en liquide un peu partout à travers le pays, dans des chambres d’hôtel, dans des faux plafonds ou sous des planchers.

Un musicien d’exception qui faisait travailler son groupe jusqu’à épuisement totale des troupes, un perfectionniste pour qui le moindre détail comptait. Comme sa fameuse « Pompadour », qu’il faisait recoiffer sitôt le concert fini, afin de ne pas paraître négligé, jamais.

Pour démêler le faux du vrai, James McBride rencontre un paquet de gens, du cousin de James Brown qui démonte la légende de l’enfance malheureuse et violente, au « Rev », fils adoptif de Brown, figure emblématique et controversée de la communauté Afro-Américaine et du mouvement pour les droits civiques, en passant par les musiciens, comme le saxophoniste Alfred « Pee Wee » Ellis, qui ont fait le son de James Brown.

James McBride noue le destin de James Brown à celui de la communauté noire des États-Unis et nous rappelle qu’il y a eu un avant et après James Brown dans le monde de la musique.

À la fois tendre et dur, James McBride, en dressant le portrait d’un musicien d’exception, peint un tableau peu reluisant du sud des États-Unis. Où être noir, qu’on le veuille ou non, est un handicap. James Brown n’en avait cure, lui qui distribuant de l’argent aux enfants démunis, quelle que fut leur couleur de peau.

En refermant ce livre, on comprend l’importance qu’a pu avoir la musique de James Brown, l’aspect fédérateur de son groove, et on a qu’une envie…. Glisser une galette dans la platine !!!

Titre : Mets le feu et tire toi
Auteur : James McBride

Date de parution : 04/05/2017
Editions : Gallmeister
ISBN : 9782351781418
Nbr de pages : 336
Prix constaté : 22,80€

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