Ma voix est un mensonge, de Rafael Menjívar Ochoa

ma voix est un mensongesPar l’éditeur : Après une carrière dans le feuilleton radiophonique, un comédien se retrouve au chômage. Il est approché par des services spéciaux de la police. Contre une somme importante, on lui demande de reconstituer, à partir de quelques documents, la voix d’un prisonnier politique mort sous la torture et d’endosser le rôle de celui-ci dans une fausse conférence de presse justifiant un meurtre politique… Avec cette mise en scène de la dialectique de la vertu et de la corruption dans trois secteurs d’activité interconnectés —police, politique et journalisme —, Rafael Menjívar Ochoa donne à voir, de l’intérieur, un monde désabusé, cynique, où tous les acteurs, manipulés ou manipulateurs, jouent une pièce dont ils ignorent ce qu’elle signifie.

Mon Avis : La morale et l’éthique n’ont que peu de poids face au besoin d’argent. Un roman comme un café, noir, serré, sans sucre. Une plongée dans les coulisses, malpropres, du pouvoir.

Plein de sous entendus, de semis vérités, ce roman explore la création de « la vérité » par ceux qui détiennent le pouvoir. Et la première arme dont ils disposent, c’est la voix. Celle du narrateur par exemple, en mal de succès.

Un jeu de dupes auquel est convié le lecteur dans une sorte de conte sombre et cruel, où vérité et mensonge ne sont, finalement que des valeurs subjectives, l’une valant bien l’autre.

Avec cynisme, une bonne dose d’humour noir et d’ironie, Rafael Menjívar Ochoa interroge le pouvoir, les médias, l’incrédulité et les complicités diverses travaillant à la création de la vérité.

Une imposture qui vaut bien les billets de 1000 craquant, les petits arrangements avec la morale et l’amour propre.

Une fable intemporelle, sur le pouvoir et ses manigances, ses chiens de garde et ses victimes.

d’une écriture étonnamment légère pour le sujet abordé, l’auteur nous dépeint une société fait de faux semblants et de duperies, où l’opinion publique se travaille aussi bien avec les feuilletons radiophoniques (le spectacle) qu’avec des mensonges d’état (la politique), les deux usant des mêmes artifices. La voix d’un seul homme, acculé par le besoin etla peur de la misère.

Tout est en place pour gouverner. ON AIR !

Titre : Ma voix est un mensonge
Auteur : Rafael Menjívar Ochoa
Traduit de l’espagnol par : Thierry Davo
Éditions : Quidam Editeur
Date de parution : 01/03/2018
Nbr de pages : 158
Prix : 16

 

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